L'essentiel
- La carte de résident dure 10 ans et est renouvelable. Elle n'est pas accordée automatiquement : chaque situation (famille, protection, longue résidence) a ses conditions.
- Après 5 ans de séjour régulier et ininterrompu, vous pouvez demander la carte de résident longue durée-UE (ressources au moins égales au Smic, assurance maladie, intégration).
- Première carte : français niveau B1 + examen civique mention « carte de résident » (dispense après 65 ans) — en vigueur depuis le 1er janvier 2026.
- De plein droit pour le réfugié (carte gratuite) et certaines victimes de violences ou de traite.
- Coût : 350 € en règle générale (taxe 300 € + timbre 50 €) ; gratuit pour les réfugiés.
- La carte cesse d'être valable après plus de 3 ans consécutifs hors de France (6 ans pour la carte longue durée-UE).
Qui peut obtenir la carte de résident ?
Le CESEDA prévoit plusieurs portes d'entrée. Les principales situations recensées par la fiche officielle :
- Époux ou épouse de Français(e) : marié(e) depuis au moins 3 ans, avec une communauté de vie effective (1 an pour les ressortissants tunisiens, en vertu de l'accord bilatéral).
- Membre de famille entré par regroupement familial (époux ou enfant d'un titulaire de carte de résident) : après 3 ans de résidence régulière en France.
- Parent d'un enfant français : après 3 ans de carte de séjour « vie privée et familiale ».
- Enfant ou ascendant de Français : selon des conditions propres à chaque situation (voir la fiche officielle).
- Réfugié : carte de résident de plein droit dès la reconnaissance du statut, délivrée gratuitement.
- Apatride et bénéficiaire de la protection subsidiaire : après 4 ans de titre de séjour pluriannuel.
- Victime de violences conjugales ou de traite des êtres humains : de plein droit après condamnation définitive de l'auteur.
- Résident de longue durée : après 5 ans de séjour régulier et ininterrompu, via la carte « longue durée-UE » (voir ci-dessous).
Les conditions d'intégration depuis le 1er janvier 2026
La loi du 26 janvier 2024 « pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration » a renforcé les conditions de première délivrance :
- Engagement à respecter les principes de la République (à signer) ;
- Français niveau B1 (oral et écrit, cadre CECRL) pour une première carte de résident — prouvé par un diplôme, une certification professionnelle ou un test reconnu par le ministère de l'Intérieur (TCF de France Éducation international ou TEF de la CCI de Paris) ;
- Réussite à l'examen civique mention « carte de résident » : QCM de 40 questions en français, 45 minutes maximum, 32 bonnes réponses exigées ;
- Dispenses : les personnes de plus de 65 ans ne sont pas soumises à la condition de langue ni à l'examen civique. L'examen civique n'est pas exigé au renouvellement.
Pour préparer le niveau B1 : voir notre page apprendre le français (FLE, TCF/DELF) et les formations du parcours OFII / contrat d'intégration républicaine.
La carte de résident longue durée-UE (après 5 ans)
C'est la voie « longue résidence », issue du droit européen. Conditions cumulatives :
- 5 ans de séjour régulier et ininterrompu en France ;
- ressources stables et suffisantes : au moins le montant du Smic (1 867,02 € bruts par mois — montant indiqué sur la fiche officielle au 17/08/2026), indépendamment des prestations sociales ;
- assurance maladie ;
- intégration républicaine : engagement à respecter les principes de la République, français niveau B1, examen civique.
Elle est valable 10 ans, renouvelable, et facilite la mobilité vers d'autres États membres de l'Union européenne. Elle cesse d'être valable après 6 ans d'absence de France.
Coût, renouvellement, carte de résident permanent
- Délivrance : 350 € (taxe de 300 € + droit de timbre de 50 €). Gratuite pour les réfugiés. 150 € pour les titulaires d'une rente d'accident du travail.
- Renouvellement : à demander avant l'expiration (voir notre page renouvellement du titre de séjour) ; 250 € pour la carte longue durée-UE. L'examen civique n'est pas exigé au renouvellement.
- Carte de résident permanent : au moment du renouvellement, vous pouvez demander une carte de résident permanent, à durée indéterminée (conditions sur la fiche officielle).
Refus, retrait, péremption : ce qui peut arriver
- Péremption : la carte n'est plus valable après une absence de France de plus de 3 ans consécutifs (6 ans hors de France pour la longue durée-UE). Une demande avant le départ peut prolonger ce délai — renseignez-vous en préfecture avant toute longue absence.
- Refus de renouvellement : possible en cas de menace grave pour l'ordre public, ou si vous ne prouvez pas votre résidence habituelle en France (au moins 6 mois par année civile, centre de vos intérêts privés et familiaux en France).
- Recours : un refus ou un retrait peut être contesté par recours gracieux auprès du préfet, recours hiérarchique auprès du ministre de l'Intérieur, et recours contentieux devant le tribunal administratif dans les délais indiqués sur la décision. Une association d'aide aux étrangers ou une permanence juridique gratuite peut vous accompagner.
Carte de résident ou carte pluriannuelle : quelle différence ?
| Critère | Carte de séjour pluriannuelle | Carte de résident |
|---|---|---|
| Durée | 4 ans maximum | 10 ans, renouvelable |
| Quand ? | Après un premier titre d'1 an, en général | Selon votre situation (3 ans, 4 ans, 5 ans de résidence…) |
| Niveau de français (1re délivrance, depuis le 01/01/2026) | A2 | B1 |
| Examen civique (1re délivrance, depuis le 01/01/2026) | Oui | Oui (mention « carte de résident ») |
| Stabilité | Liée au motif du séjour (travail, études, famille) | Droit au séjour stable, libre exercice d'une activité professionnelle |
Pour comprendre l'ensemble des titres, commencez par notre guide complet du titre de séjour.
Aide gratuite près de chez vous
- Points d'accueil numérique en préfecture et France services pour déposer un dossier en ligne (voir ANEF : démarches en ligne).
- Associations d'aide aux étrangers et permanences juridiques gratuites pour vérifier votre situation et préparer un recours.
- Cours de français à visée B1 : dispositifs publics et associatifs recensés sur notre page apprendre le français.
Questions fréquentes
Quel niveau de français faut-il pour la carte de résident en 2026 ?
Pour la délivrance d'une première carte de résident, vous devez justifier d'une connaissance du français de niveau B1 (cadre européen CECRL) et de la réussite à l'examen civique mention « carte de résident ». Les personnes de plus de 65 ans en sont dispensées. Ces exigences résultent de la loi du 26 janvier 2024 et s'appliquent depuis le 1er janvier 2026. Elles ne s'appliquent pas au renouvellement.
Peut-on obtenir une carte de résident après 5 ans en France ?
Après 5 ans de séjour régulier et ininterrompu en France, vous pouvez demander la carte de résident de longue durée-UE. Il faut aussi justifier de ressources stables et suffisantes atteignant au moins le montant du Smic, d'une assurance maladie et de votre intégration républicaine (niveau B1 de français et examen civique). Il n'existe pas de carte de résident accordée automatiquement sur la seule durée de séjour.
Qui reçoit une carte de résident de plein droit ?
Le réfugié reconnu par l'OFPRA reçoit une carte de résident de plein droit, gratuitement. C'est aussi le cas de la victime de violences conjugales ou de traite des êtres humains après condamnation définitive de l'auteur. D'autres situations ouvrent droit à la carte sous conditions : conjoint de Français marié depuis au moins 3 ans, parent d'enfant français après 3 ans de carte « vie privée et familiale », membre de famille entré par regroupement familial après 3 ans de résidence, apatride ou bénéficiaire de la protection subsidiaire après 4 ans de titre pluriannuel.
Combien coûte la carte de résident ?
La délivrance coûte en règle générale 350 € (taxe de 300 € et droit de timbre de 50 €). Elle est gratuite pour les réfugiés, et réduite à 150 € pour les titulaires d'une rente d'accident du travail. Le renouvellement de la carte de résident de longue durée-UE coûte 250 €.
Quelle est la différence entre carte de résident et carte de séjour pluriannuelle ?
La carte de séjour pluriannuelle dure au maximum 4 ans et exige, pour une première délivrance depuis le 1er janvier 2026, un niveau de français A2 et la réussite à l'examen civique. La carte de résident dure 10 ans, est renouvelable, exige le niveau B1 et donne un droit au séjour beaucoup plus stable, avec accès au marché du travail sans autorisation particulière.
Peut-on perdre sa carte de résident ?
Oui. La carte de résident n'est plus valable après une absence de France de plus de 3 ans consécutifs (6 ans hors de France pour la carte de résident longue durée-UE). Le renouvellement peut être refusé en cas de menace grave pour l'ordre public ou si vous ne pouvez pas prouver votre résidence habituelle en France (au moins 6 mois par année civile et centre de vos intérêts privés et familiaux en France).
Pour aller plus loin sur ce site
- Titre de séjour : le guide complet
- Renouvellement du titre de séjour
- Regroupement familial — faire venir sa famille, puis accéder à la carte de résident.
- Naturalisation française — l'étape suivante pour beaucoup de titulaires.
- Apprendre le français — atteindre le niveau B1.
- ANEF : démarches en ligne
Sources officielles
- Carte de résident de 10 ans d'un étranger en France — Service-Public (DILA) (consulté le 17/08/2026)
- Carte de résident de longue durée-UE — Service-Public (consulté le 17/08/2026)
- Carte de résident et carte de séjour pluriannuelle : comment justifier de votre connaissance du français ? — Service-Public (consulté le 17/08/2026)
- Carte de séjour pluriannuelle et carte de résident : comment passer l'examen civique ? — Service-Public (consulté le 17/08/2026)
- Carte de séjour pluriannuelle — Service-Public (consulté le 17/08/2026)
- Un nouvel examen civique pour les étrangers souhaitant s'installer en France — Service-Public, actualité (consulté le 17/08/2026)
- L'examen civique pour demander un titre de séjour — Direction générale des étrangers en France (ministère de l'Intérieur) (consulté le 17/08/2026)
ℹ️ Ces informations sont générales et ne constituent pas un conseil juridique individualisé. Pour votre situation précise, rapprochez-vous de votre préfecture, d'un point d'accueil numérique ou d'une association d'aide aux étrangers.